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Chez Lidl, du laurier toxique vendu comme laurier-sauce

Face à la toxicité de certaines plantes, les vendeurs ont une obligation d'information depuis le 1er juillet 2021. iStock/Marina Denisenko

Chez Lidl, une erreur s'est glissée dans le catalogue et sur les étiquettes de prix. Un laurier-cerise a été indiqué sous le nom de laurier-sauce. Or, si les feuilles du laurier-sauce sont appréciées en cuisine, les feuilles et les fruits du laurier-cerise sont toxiques. Heureusement, une étiquette sur le pot indiquait que la plante n'était pas comestible. Le produit, commercialisé le 21 septembre, a fait l'objet d'un rappel.

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Plantes toxiques ou comestibles : gare aux confusions

La confusion entre plantes toxiques et comestibles a fait l'objet de nombreuses mises en garde en raison du risque d'intoxication par ingestion. Et l'objet d'un très beau film aussi (Into the Wild). L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a notamment publié plusieurs communiqués ces dernières années afin d'alerter sur les erreurs les plus fréquentes. Et en juillet dernier, le gouvernement a mis en place le site Plantes-risque.info afin d'informer les consommateurs des risques pour la santé auxquels ils peuvent être exposés, chez eux comme en milieu naturel. À LIRE AUSSI >>> Plantes comestibles et toxiques : attention aux confusions

Une liste de 58 plantes à risque pour la santé humaine

Le ministère des Solidarités et de la Santé a imposé un devoir d'information aux vendeurs pour 58 plantes définies par un arrêté du 4 septembre 2020. Le laurier-cerise n'y figure pas, étant relativement peu toxique (la dose mortelle est de 20 feuilles fraîches ou de 5 noyaux du fruit, selon le centre antipoison de Lille). On y trouve en revanche le laurier-rose et l'if, parmi d'autres plantes toxiques par ingestion. Mais aussi le charme et l'olivier, dont le pollen entraîne des allergies respiratoires ; le philodendron, dont le contact des tiges et des feuilles peut provoquer rougeurs et sensations de brûlure ; ou encore des angéliques vraies ou des bois qui sensibilisent la peau, laquelle réagit ensuite en rougissant voire en brûlant sous l'effet du soleil…

Informer les acheteurs sur les dangers des végétaux

Depuis le 1er juillet 2021, les vendeurs et les distributeurs de végétaux d'ornement sont ainsi tenus d'informer non seulement sur les possibles risques pour la santé, mais aussi sur les moyens de s'en prémunir et sur la conduite à tenir en cas d'exposition à risque. Ces informations doivent figurer sur l'étiquette de la plante, la pancarte et le descriptif. Elles doivent être délivrées avant l'achat, qu'il s'agisse d'une vente au détail, d'une vente à distance, d'une prestation de service (paysagistes…) ou d'un achat public.

Savoir réagir en cas d'ingestion ou de contact

En cas d'intoxication par ingestion de feuilles ou de fruits d'une plante, vous pouvez appeler le centre antipoison le plus proche, ou le Samu en composant le 15. Nous vous conseillons d'enregistrer dans votre téléphone portable le numéro du centre antipoison de votre région. En cas de contact cutané avec une plante à risque, rincez à l'eau les zones exposées et lavez les vêtements qui ont été en contact. Si vous présentez des réactions anormales, consultez un médecin. Dans tous les cas, conservez l'étiquette ou une photographie du végétal incriminé pour en faciliter l'identification.

Des dangers de la pomme de terre chez le chien

Les plantes à risque pour la santé humaine peuvent l'être également pour certains animaux – c'est le cas de l'if –, mais les deux catégories ne se recoupent pas. Un autre site d'information est donc utile à connaître si vous possédez des animaux domestiques : celui du Centre antipoison animal. Vous pourrez y découvrir les dangers du ficus ou de l'oignon chez le chat, de l'avocat chez les oiseaux, des pommes de terre chez le chien, le lapin ou les poules… À LIRE AUSSI >>> Ces insecticides qui tuent les chats

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