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Vélo électrique : sept questions à se poser avant d'acheter

Pour se remettre à pédaler, le vélo à assistance électrique (VAE) séduit. Mais les modèles sont nombreux… et coûteux. Voici comment choisir le vôtre. PhotoPQR/Le Progrès/R. Mouillaud

Envie d'éviter les bouchons ou les transports en commun ? De vous remettre à pédaler en douceur ? De couvrir une longue distance quotidienne ou d'arriver à un rendez-vous sans transpirer ? Les raisons de vouloir acheter un vélo à assistance électrique (VAE) sont nombreuses. Mais les modèles sont nombreux, eux aussi, et leur prix est souvent élevé : ce n'est pas simple de trouver sa monture ! Voici nos réponses à sept questions qu'on peut utilement se poser avant de se rendre en magasin.

Nouvel essai comparatif de vélos électriques

Facilité d'utilisation, comportement sur route, autonomie de la batterie, puissance en côte… Nous avons testé sept vélos à assistance électrique. Et les plus chers ne sont pas les meilleurs sur tous les critères. Découvrez les résultats complets de notre essai dans le numéro de mai 2021 de 60 Millions de consommateurs.

1. Quel prix ?

Le prix moyen d'un vélo à assistance électrique était de 2079 € en 2020. Cette moyenne recouvre une fourchette assez large, avec des premiers prix à partir de 800 € et des VTT à assistance électrique dont les prix s'envolent au-delà des 4000 €. Les VAE sont majoritairement des vélos de ville, mais les ventes de VTC ou VTT à assistance électrique sont aussi en plein essor.

2. Quelle marque ?

Les marques se comptent par dizaines et le créneau ne cesse d'attirer de nouveaux venus. Les fabricants font essentiellement de la conception et de l'assemblage. Les pièces principales (moteur, batterie, freins…) sont fabriquées par d'autres, et la qualité du vélo dépendra en grande partie de la qualité des pièces sélectionnées. Certaines marques développent l'achat en ligne, mais attention : il est préférable d'essayer son vélo avant de l'acheter. Il est recommandé de faire un tour pour tester la position, le freinage, l'amorti de la fourche, les différents modes d'assistance…

3. Quel type de freins ?

Les freins sont très sollicités avec un vélo à assistance électrique, qui est lourd – autour de 25 kg – et qui roule vite. Plusieurs technologies sont utilisées, les principales étant les mâchoires ou les disques, actionnés de manière hydraulique ou mécanique. Au quotidien, les freins à disque hydrauliques apportent une précision et un confort souvent appréciés.

N'oubliez pas votre casque !

S'il n'est pas obligatoire, sauf pour les enfants de moins de 12 ans, le port du casque à vélo est fortement recommandé. Et cela d'autant plus sur un VAE, la vitesse aggravant particulièrement les risques de blessure en cas de chute.

4. Combien de vitesses ?

Le nombre de vitesses varie de 3 à plus de 8. Mais leur nombre importe moins que la qualité du dérailleur. Certaines marques sont réputées, comme Shimano qui propose une gamme avec des dérailleurs classiques (Altus), un peu supérieurs (Tourney), invisibles (Nexus)… Nous en profitons pour rappeler aux utilisateurs, qui seraient nombreux à ne jamais changer de vitesse, qu'il est recommandé de le faire. Il est notamment conseillé de redémarrer avec la plus petite pour éviter de solliciter le couple du moteur et entraîner une surconsommation d'énergie.

5. Quelle assistance ?

Le moteur fournit une assistance qui peut en général être réglée sur trois ou quatre niveaux différents. Le mode Éco pourra par exemple arrêter l'assistance au-dessus de 15 km/h, alors que le mode Moyen vous accompagnera jusqu'à 25 km/h. Certains vélos ont un mode Turbo, et les essais que nous avons réalisés ont montré qu'il fournissait une aide appréciable pour gravir une côte rude à 19 %. La puissance maximale du moteur est de 250 W, limite autorisée par la réglementation. Il peut être situé au niveau du pédalier ou sur le moyeu d'une roue. Les vélos avec un moteur sur le pédalier sont plus agréables à utiliser : sa masse ne déplace pas le centre de gravité du vélo et l'assistance paraît plus naturelle, car elle intervient directement sur l'entraînement de la chaîne. À LIRE AUSSI >>> Draisienne électrique : le cadeau à éviter

6. Quelles infos sur la console de commande ?

La console de commande permet au minimum de régler le niveau d'assistance électrique et de connaître le niveau de charge de la batterie. Elle joue aussi le rôle de compteur avec un nombre plus ou moins important de données comme les kilomètres parcourus, la vitesse moyenne, les temps de trajet… À chacun de vérifier s'il trouve les informations qu'il souhaite.

7. Quelle batterie ?

Pour la batterie, c'est la capacité qui fait la différence. Elle varie entre 7 et 14 ampères-heures (Ah), avec un impact sur les kilomètres qui pourront être parcourus et… sur le prix du vélo. La batterie peut être positionnée sous la selle, sous le porte-bagage ou sur le cadre. Lorsque la batterie et le moteur sont au centre, le vélo est plus maniable. La batterie doit s'enlever aisément pour pouvoir être rechargée au domicile ou sur le lieu de travail. Il est recommandé de ne pas la laisser sur un vélo en stationnement. Pour éviter qu'elle ne soit volée, mais aussi parce que le VAE perd de son intérêt aux yeux des voleurs sans cet élément coûteux et indispensable.

Profitez des bonus à l'achat

L'État accorde un bonus pour l'achat d'un VAE. Il est réservé aux personnes à faibles revenus et n'est versé qu'en complément d'une aide d'une collectivité. Les consommateurs doivent donc commencer par se renseigner auprès de leur ville, département, région… pour savoir s'il y existe une prime. Le bonus de l'État, qui s'élève au maximum à 200 €, doit être demandé dans les six mois qui suivent l'achat, et le vélo doit être conservé au moins un an. Plus d'informations sur le site de l'ASP.

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