Belgique, Allemagne, Chine. Alors que les précipitations sont dévastatrices dans de nombreux pays en ce mois de juillet 2021, une équipe américaine vient de démontrer l'influence de l'Homme sur l'augmentation de ces pluies extrÊmes dans notre passé récent. Cet accroissement était déjà prévu par les modèles climatiques, mais seulement pour les décennies à venir. Les activités humaines apparaissaient alors clairement, dans ces simulations du climat futur, comme l'une des sources de cette accentuation des événements extrÊmes.

"Les précipitations extrÊmes sont très complexes à étudier"

Les activités humaines jouent un rôle dans ces événements climatiques à cause d'un phénomène de thermodynamique. Plus l'atmosphère est chaude, plus elle peut contenir d'humidité, et plus les pluies peuvent ainsi Être intenses. C'est donc le réchauffement climatique, causé notamment par nos rejets de gaz à effet de serre, qui contribue à augmenter la quantité de précipitations. Concernant les précipitations passées, il était jusqu'à présent difficile d'observer le lien entre ces événements climatiques et le rôle de l'Homme. "Les précipitations extrÊmes sont très complexes à étudier, car elles mettent en jeu des processus physiques délicats à simuler par les modèles climatiques" explique Mathieu Vrac, chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement à Paris, interrogé par le site La Recherche. Elles sont, de plus, très inégales spatialement et temporellement. Ce qui également le cas des bases de données de recherche, elles aussi très locales.

Inondations en Allemagne, juillet 2021. Crédit : Pixabay

Réseau de neurones et machine learning

Grâce à un réseau de neurones, un dispositif d'intelligence artificielle, les climatologues américains ont pu mettre en évidence ce lien dans une étude publiée dans Nature Communications. Ce réseau, entraÎné par du machine learning, possède la capacité de prendre en compte toutes ces incertitudes. Il a ainsi permis aux chercheurs d'étudier ces précipitations. Leur étude s'est portée sur une période allant de 1982 à 2015. Sur toutes ces années, ils ont pu repérer un signal anthropique, marqueur des activités humaines. Et ce signal est en constante augmentation. Les précipitations extrÊmes de cette période ont bien été influencées par les activités de l'Homme.

Pour en apprendre davantage sur cette étude, retrouvez l'article complet sur le site La Recherche.

Par Samantha Dizier

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