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Les défis s'accumulent pour les Birmans, poussés vers l'exil

Par François Camps Publié le 26/10/2021 à 17:31, Mis à jour le 26/10/2021 à 17:31 HANDOUT/AFP

DÉCRYPTAGE - Près de neuf mois après le coup d'État du 1er février, le chaos règne dans un contexte de violences imprévisibles.

Phnom Penh

Du feu et des cendres. Lundi 25 octobre, le village de Taal, dans l'État Chin, était le théâtre d'exactions de l'armée birmane. Pour la deuxième fois en deux mois, un convoi militaire se rendant dans la ville voisine de Falam a mis le feu à une dizaine de maisons de la bourgade. Huit d'entre elles ont été totalement réduites en cendres. «Le 19 août dernier, les troupes (de l'armée, NDLR) ont vandalisé une église baptiste et détruit des bibles dans ce même village», déplorait l'organisation Chin Human Rights peu après cette nouvelle attaque. Quelques kilomètres plus loin, le scénario se répète: en bordure de route, trois autres maisons sont brûlées par les militaires.

Depuis plusieurs semaines, l'État Chin, dans le nord-ouest de la Birmanie, connaît une flambée des affrontements entre les hommes de Tatmadaw, le surnom de l'armée birmane, et les combattants du «Chinland Defense Force». L'un des 200 groupuscules armés créés ces derniers mois en opposition à la junte, rassemblés sous

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