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Explosion du port: le juge Bitar face au mur du Hezbollah

Par Thierry Oberlé Publié le 27/10/2021 à 18:07, Mis à jour le 27/10/2021 à 18:07 Un partisan du Hezbollah porte un portrait du juge Tarek Bitar lors d'un rassemblement pour exiger sa révocation, le 14 octobre, près du palais de justice de Beyrouth. JOSEPH EID/AFP

REPORTAGE - Alors que les pressions, les intimidations et les menaces s'accumulent contre le magistrat, il a été placé sous la protection rapprochée de l'armée libanaise.

À Beyrouth

Le juge Tarek Bitar en charge du dossier de l'explosion du port de Beyrouth avance en terrain miné. Les pressions, les intimidations et les menaces s'accumulent contre le magistrat. Une grande partie de la classe politique libanaise réclame sa tête. Le parti Amal, dont des cadres doivent être entendus, et surtout le Hezbollah, exigent son dessaisissement. L'offensive est à la fois juridique, politique et psychologique. À Beyrouth, où toutes les classes sociales et confessionnelles ont subi la catastrophe, elle suscite l'inquiétude.

Réputé pour sa discrétion, le juge Bitar bénéficie d'une protection rapprochée assurée par les Forces de sécurité intérieure (FSI), une branche de l'armée libanaise. «Le 18 août 2020, soit quelques jours après l'explosion, le Tribunal spécial des Nations unies avait déclaré un membre présumé du Hezbollah coupable de l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais, Rafiq Hariri. Sous l'effet de l'émotion provoquée par l'explosion du port quelques jours

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