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40 km de canalisations pour irriguer la Piège et le Razès

Agriculture Publié le 28/10/2021 à 05:13

l'essentiel C'est un projet que l'on pourrait presque qualifier de pharaonique qui démarre dans la Piège et le Razès. Il permettra. d'irriguer quelque 800 hectares de terres agricoles.

Créer une quarantaine de kilomètres de canalisations pour irriguer 800 hectares de terre ne se fait pas en un jour. José Mancheno, le président de l'ASA Fanjeaux-Razès-Sou est heureux de voir aboutir un travail de plus de cinq années. "En mai prochain, nos trente adhérents pourront enfin ouvrir les vannes. Avec les agriculteurs et élus nous avons œuvré avec force pour ce projet. C'est une véritable plus-value pour notre territoire". Jean-François Monod, président de la Sica d'irrigation, laquelle est à l'origine de cet important projet, abonde : "C'est un projet qui a pris pas mal de temps dans sa réalisation parce que c'est un investissement très lourd avec pas mal d'appels d'offres. Il est dans la lignée de ce que nous voulons faire : continuer à développer le réseau d'irrigation afin de créer de la valeur ajoutée sur le territoire. Il faut aussi anticiper le changement climatique qui est important, et on voit bien que l'eau est une réponse".

Aujourd'hui, les engins de chantier ont commencé l'enfouissement de la canalisation sur le plateau de Fanjeaux. Elle viendra se connecter sur l'adducteur qui capte l'eau depuis la retenue de Montbel en direction de celle de la Ganguise. C'est BRL (Compagnie d'Aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc-Roussillon), le gestionnaire du réseau d'adduction d'eau, qui a été en charge de l'étude de ce nouveau réseau. Son agence de Castelnaudary est en charge de la gestion du réseau sur toute la zone de l'ouest audois. Elle compte neuf agents pour gérer l'approvisionnement, la maintenance et les travaux.

Côté Razès, c'est 300 hectares de vignes qui vont bénéficier de l'irrigation et 500 hectares de terres céréalières côté Piège. Une station de surpression est prévue pour réguler la demande en eau les jours de pointe. Il a fallu prévoir les besoins en eau avec l'ensemble des agriculteurs et même certaines communes. Des bornes ont été positionnées de façon stratégique aux abords des parcelles. L'étude a mis en avant un besoin de 300 l par seconde durant ces périodes de forte demande.

Pour que ce projet puisse voir le jour, l'ASA a fait appel à des partenaires financiers. L'Europe, la Région Occitanie et le Conseil départemental de l'Aude ont contribué à hauteur de 60 % des presque 6 millions d'euros d'investissements.

C'est un groupement d'entreprises, composé de Oules TP, SRE, Cazal TP, Cayrol et Chauvet qui est en charge des travaux. Leurs équipes creusent une tranchée de près de deux mètres de profondeur pour y enfouir des longueurs de tuyaux de six mètres et de 450 mm de diamètre. Une base de vie a été installée non loin de la RD102 pour faciliter les livraisons.

Dans le Lauragais, c'est la Sica d'irrigation de l'ouest audois qui a été précurseur en la matière. Portée par la coopération agricole, elle permet l'irrigation d'une grande partie du sillon du Lauragais depuis plus de 50 ans. Grâce au travail de l'ASA Fanjeaux-Razès-Sou, c'est une nouvelle surface de terre qui pourra affronter les aléas climatiques avec un peu plus de sérénité.

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