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Disparition de Maeva : chaque année, 50 000 adolescents recensés en fugue en France

Faits divers, Disparition de Maeva dans le Tarn, Graulhet Publié le 28/10/2021 à 07:01

l'essentiel Véritable fléau qui peut toucher toutes les familles, la fugue des adolescents est un phénomène pris très au sérieux en France. Chaque année 50 000 mineurs tracent la route pour des raisons très variées. Soit 150 fugues par jour dans l'Hexagone. Il existe des signes précurseurs chez ces adolescents en détresse.

Une heure, un jour, parfois une semaine ou des mois entiers. Sans donner de nouvelles. Ils ont 10 ans, 12 ans ou 15 ans et tracent la route, tout droit, sans prévenir leurs parents, sans laisser d'adresse. Sur un coup de tête, un surcroît d'émotion, ou après une décision mûrement réfléchie. Dans tous les cas, c'est le début d'une terrible attente pour les familles de ces adolescents en proie au doute, tiraillés entre l'angoisse d'une enfance qui s'envole et le difficile apprentissage de l'âge adulte.

En France, on estime à 50 000 le nombre d'adolescents fugueurs, chaque année. Soit 150 fugues par jour (1/3 des fugueurs ne sont pas retrouvés dans les 6 mois). Un chiffre impressionnant. Si dans la grande majeure partie des cas ces départs volontaires, ou influencés par un tiers, se terminent bien (dans 80 % des cas, l'adolescent fugueur regagne son domicile dans les 48 heures), ils ont tous une origine, plus ou moins sérieuse.

Selon une étude récente publiée par des chercheurs de l'Inserm, la fugue n'est jamais un événement rare. Quelque « 5 % des 11-18 ans déclarent avoir fait une fugue dans l'année, soit 240 000 jeunes. »

Tous les milieux sociaux peuvent être concernés par la fugue d'un mineur

Un phénomène qui touche aussi bien les filles que les garçons. Peur d'une sanction punitive après de mauvais résultats scolaires, mal-être profond, dégradations des rapports familiaux ou conflit, voire violence intrafamiliale, influence d'un tiers ou des réseaux sociaux, les raisons sont nombreuses et sous-tendent souvent deux constantes : le manque de communication et la difficulté pour les parents de repérer des changements d'attitudes.

Le réseau « enfants-retour » dans l'une de ses publications intitulée « Les fugues chez les adolescents, signes avant-coureurs, prévention et mesure à prendre », identifie les différents signes précurseurs ou annonciateurs d'une fugue : « Lorsque l'enfant met de l'argent de côté, évoque la possibilité de partir, ressent des problèmes à l'école, lorsqu'il est confronté à des problèmes familiaux ou qu'il s'isole… ces différents signaux doivent déjà alerter », note ce réseau dévoué à la cause des enfants disparus.

Si tous les milieux sociaux sont concernés par ce fléau, de nombreux psychologues observent aussi en s'appuyant sur des études que « les enfants dont les parents sont actifs et impliqués ont de meilleures chances de réussir à l'école et risquent moins de faire usage de drogue ou d'alcool ou d'avoir des conduites à risque ».

Parmi les cas de fugue, certains peuvent prendre une tournure bien plus inquiétante. La surutilisation des réseaux sociaux chez les 11-16 ans n'est pas non plus étrangère à ces fuites en avant. Le cinéma ou les séries TV se sont déjà emparés de ce phénomène pour décrypter les mécanismes qui poussent les adolescents à quitter subitement le cocon familial (téléfilm français « La Fugue », de Xavier Durringer). Dans tous les cas, les services d'enquête, en lien avec les familles, travaillent minutieusement sur l'environnement de ces jeunes fugueurs via, quand c'est possible, les téléphones portables par géolocalisation ou en épluchant les comptes sur les réseaux sociaux

Appeler le 116 OOO enfants disparus

Le centre français de protection de l'enfance (CFPE) met un numéro à disposition des parents (116 000, appel gratuit 7j/7). Ce centre fournit un accompagnement au retour des fugues pour aider les parents à renouer le lien et à prévenir la récidive. Il y a aussi la possibilité d'avoir recours à un médiateur pour faciliter le dialogue entre les parents et l'enfant fugueur. Ce moment du retour de fugue peut aussi se gérer avec l'aide d'un psychologue pour assurer un suivi et un accompagnement psychologique adapté à la situation. Il y a aussi les Maisons départementales des adolescents (MDA) qui accueillent les jeunes de 11 à 21 ans.

Frédéric Abela suivre ce journaliste Voir les commentaires Sur le même sujet Disparition de Maeva : drogue, proxénétisme... L'enquête sur la Tarnaise de 13 ans se concentre désormais sur Marseille INFO LA DEPECHE. Maeva Antolin, disparue depuis le 14 juin dernier dans le Tarn, vient d'être retrouvée dans la région marseillaise Disparition de Maëva : "Une fugue n'est jamais anodine", insistent les psys Où est Maeva, 13 ans ? 4 mois après sa disparition dans le Tarn, le mystère demeure "Retrouvez notre fille !" L'angoisse des parents de Maeva, 13 ans, Tarnaise disparue depuis 4 mois L'immobilier à Graulhet

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