Grand oral du bac : les syndicats gersois dénoncent un "manque de préparation"

Baccalauréat, Gers, Éducation Publié le 22/06/2021 à 05:13 , mis à jour à 12:02

La nouvelle épreuve du bac, le grand oral, a débuté hier. Les premiers élèves de Terminale ont donc découvert, certains avec appréhension, cette nouvelle modalité d'examen. Les syndicats enseignants, qui avaient demandé la suppression de l'épreuve cette année, dénoncent une impréparation, pour les étudiants comme pour les professeurs. "Cette session du bac est déjà perturbée en raison de la crise sanitaire, rappelle Perrine Simonutti, secrétaire départementale adjointe Snes-FSU. Les élèves n'ont pas eu d'horaires réservés pour la préparation de cet oral de leur matière de spécialité."

Les syndicats regrettent également des imprécisions quant aux critères d'évaluation ainsi que des convocations tardives pour les professeurs. "De plus, les élèves doivent tous se déplacer à Auch pour passer l'épreuve, ce qui implique plus d'une heure de route pour certains", explique Perrine Simonutti. Pour Simon Lebourgeois, de la CGT Educ'action, "cette session montre une impréparation générale : les enseignants devaient se connecter durant le week-end pour recevoir leur convocation." Les représentants syndicaux précisent que certains professeurs corrigent aussi, en parallèle du jury pour le grand oral, les copies de français ou philosophie.

Se mobiliser et se coordonner

Un autre point de crispation pour les syndicats : "Les copies sont désormais dématérialisées, annonce Jocelyn Petit, secrétaire départemental Snes-FSU. Les devoirs des élèves ont été numérisés afin que les professeurs corrigent sur l'ordinateur". Les représentants Snes-FSU, Sud Education et CGT Educ'action ne comprennent pas l'objectif d'une telle décision et y voient de nombreux inconvénients pour les correcteurs : pages numérisées à l'envers, impossibilité d'annoter ou de trier les copies selon les sujets choisis. "Il faut par exemple sept clics pour passer d'une copie à l'autre", regrette Jocelyn Petit. Cette dématérialisation marque une "dégradation des conditions de travail des enseignants, estime Simon Lebourgeois. Nous sommes inquiets pour les conditions d'étude des élèves, les conditions de travail et le gâchis des moyens."

Les syndicats appellent donc les enseignants à coordonner leurs actions au niveau académique pour "défendre leur attachement aux examens terminaux, se mobiliser contre Parcoursup et demander plus d'anticipation de la part du ministère de l'Éducation" et éviter ainsi "une dévaluation du baccalauréat".

L.L. Voir les commentaires Envie de donner votre avis ? (1 commentaire)

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Oui, je veux suivre les réponses Non, ça ne m'intéresse pas Les commentaires (1) Tintinusse Il y a 1 mois Le 22/06/2021 à 09:17

Ce bac n'a plus rien à voir avec l'examen traditionnel ... certes le covid est passé par là mais une chose ne change pas quoiqu'il advienne : les syndicats de l'Education Nationale ronchonnent comme à l'accoutumé. Les pauvres incapables de s'adapter aux nouvelles mesures ... trop compliquer de cliquer plusieurs fois pour passer d'une copie à l'autre ... J'hallucine ...

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